lundi 14 octobre 2013
Rugby Asset
lundi 7 octobre 2013
Le Classique et les modernes
lundi 30 septembre 2013
Surf illimité
Si
vous avez pour habitude estivale d'aller vous faire dorer la couenne sur les
plages basco-landaises, vous n'aurez
pas manqué de remarquer qu'année après année, elles se drapent de planches colorées au milieu des serviettes tandis que les écoles
de surf proposent initiations et ridicule garanti pour les centaines de primates
accédant, faisant passer les fronts de mer pour des baignoires d'enfants à l'heure
de concours maousses de canards en plastique. Le trop est l'ennemi du bien, en
l'occurrence il devient celui du bain.lundi 23 septembre 2013
Les Bleus dans les yeux
Les Bleus sont champions d’Europe et sans doute voient-ils la vie différemment aujourd’hui. Après un match où ils auront récité leur leçon par cœur sous la houlette de Tony the Best faisant passer le sponsor des lituaniens pour un oiseau de mauvaise augure, je retiendrais quand même l’exploit hispanique de la demi-finale. Car samedi matin, en tombant sur la Une de l’Equipe je prenais les yeux des Bleus dans la pupille et leurs visages d’enfants devant le sapin de Noël, et je me demandais déjà s’ils voyaient la vie différemment après leur incroyable victoire contre ceux qui ne contemplent pas les mêmes Pyrénées que nous.
A la mi-temps de ce défi, le poids des mots, au final, le choc de la photo ; pari et match gagné. On ne revient pas de nulle part sans attaquer de toutes parts, sans combattre l’inéluctable, sans refuser le censé de l’histoire. Après 10 défaites consécutives contre les toreros, qui feraient passer mes multiples échecs au Rubik's Cube pour des victoires de l’intelligence sur le plastique en couleur, les bleus ont renversé bien plus que le cours d’un match, ils ont modifié celui de leurs vies. Dorénavant ils sauront ce dont ils sont capables mais aussi que rien n’est jamais définitif, qu’il faut toujours se battre jusqu’à la muerte, et que le basket n’est pas un sport où Javier et Pedro gagnent toujours à la fin.
J’ai le sentiment de croire également, en sentant les poils de mes bras se hérisser devant ce cliché, ce qui m’arrive rarement sauf lorsque je croise madame Martin ma gardienne, probablement toujours en course pour le titre de championne du monde des femmes à barbe, qu’ils peuvent aussi changer le cours de notre vie. Au moins pour cette journée. Et tout à coup, j’ai l’impression que tout le monde autour de moi a vu la Une du quotidien sportif. Comment, sinon, comprendre que le boulanger jusque là aimable comme un pain dans la gueule ait ce sourire un peu ahuri que l’on ne rencontre habituellement qu’au cœur d'un orgasme venu de nulle part lui aussi ?
A l’heure d’Instagram qui transforme en Joconde potentielle le gros plan d’une quelconque progéniture ingrate, le cliché de l’Equipe nous a offert comme un cadeau de la vie, des kilogrammes d’instantané de bonheur pur. Et cela a suffit au mien, en ce matin de septembre et alors que n'ouvrant qu'à peine les yeux, je ne doutais plus dès lors qu’ils soient bleus, puisque je venais de voir l'envie différemment.
dimanche 15 septembre 2013
Cris d'honneur
mercredi 9 décembre 2009
Homélie Mauresmo

C’est toujours pareil. Quand un sportif prend sa retraite on parle de « petite mort ». Si c’est un sportif célèbre, on en parle beaucoup. Si c’est dans une période creuse, on en parle trop.
Amélie Mauresmo est une sportive, célèbre, et elle vient d’annoncer l’arrêt de sa carrière au cœur d’une semaine sans événement sportif majeur. Mais ça fait moins d’effet que mon revers.Dommage. Quand on a le courage à 19 ans, dans un monde de conservateurs privilégiés et au milieu de sa première finale de Grand Chelem, de se mettre en danger en annonçant son homosexualité, quand on a le talent de se relever de plusieurs échecs, de devenir n°1 et de gagner Wimbledon, quand on a un réel amour du sport au milieu d’océans de dollars, quand on a eu tout cela, on mériterait plus d’hommages.
Mais bon, la parité n’est toujours pas ce qu’elle devrait être. Pourtant, la philosophe suisse Martina Hingis avait dit d’elle qu’elle était « à moitié homme ». Cette insulte crétine ne lui aura même pas servi à avoir la moitié de la reconnaissance qu’un tennisman français avec le quart de son palmarès aurait reçu.
Au lieu de ça, il nous faut supporter régulièrement les âneries d’Henri Leconte, con sultan pour France TV.
jeudi 3 décembre 2009
Chiens et phrasés 2

Les suisses ont dit « non » à la construction de minarets sur leur sol tandis que les journalistes sportifs votaient en masse pour Messi. Certains sont plus prophètes que d’autres hors de leur pays.
Tiger Woods demande pardon pour sa conduite ces derniers mois : « J'ai déçu ma famille et je regrette de tout mon coeur ces transgressions ». On savait que le Tigre n’était pas de papier, on sait maintenant qu’il n’est pas de bois non plus.
La première secrétaire du PS achève, ce mercredi, le Tour de France du projet du parti socialiste et l’on devine avec quel maillot. Le vert étant déjà enfilé par ailleurs, le jaune non attribuable avant 2012, reste celui à pois du meilleur grimpeur. Un bel encouragement.
Selon Noël Mamère, « si Greenpeace n'était pas intervenu (dans l’hémicycle aujourd’hui), on n'aurait pas parlé de Copenhague ». C’est comme les All Blacks. S’ils n’étaient pas venus, on n’aurait pas reparlé de la ligne Maginot.
Martin Hirsch n’aime pas les gros salaires et Henri Proglio à 1,6 million d’euros l’année ça ne lui plaît pas. On voit bien qu’il ne va jamais voir des matchs de foot.



