lundi 21 octobre 2013
Patrice en vrac
dimanche 20 octobre 2013
Formule zéros.
Mon premier message. Ça fait quelque chose quand même. Même si l'on se doute bien qu'à part soi et "là par hasard", le lancement risque d'être un peu confidentiel ... Mais bon, c'est un premier message et toutes les premières fois sont importantes.
Quel sujet donc, pour cette première ? Politique ? Economie ? Compétition ? People ? ...
Allez, je choisis la famille Affaires avec la Formule 1.
Pauvre sport que la Formule 1. Si peu d'intérêt pour un championnat qui n'a pourtant jamais été si ouvert mais où les ex-seconds rôles en têtes d'affiches ont ébranlé tous les plans marketing si bien huilés depuis des années par le système Ecclestone. Un champion du monde tellement peu célébré et si faiblement "couvert" médiatiquement que, s'il n'avait été le chouchou des tabloïds les années précédentes, il pourrait porter plainte pour absence de considération. Un patron de Fédération Internationale découvert par vidéo volée, en sado-maso aux goûts vert-de-gris douteux. Un ex-play-boy sur le déclin démasqué en plein trafic de contrebande mais qui veut retrouver sa fierté en faisant appel d'une décision déjà bien douce en regard de la faute et des impacts d'image. Des bouches qui s'ouvrent pour crier les magouilles passées, les pilotes qui se vendent, ceux qui s'achètent, le mérite par l'argent ou la naissance ... mais de quoi parle-t-on dans ce sport ? Ok rien n'est tout blanc mais quand même, où est le rêve ? Où sont Fangio, Senna , Prost, Clark ? Cela a-t-il commencé avec Schumacher qui veut maintenant revenir et refaire le coup dit de "Lance Armstrong" pour (re)conquérir des coeurs en mal de passion ? Moi je crois qu'un jour, quand on est moins Roi, moins puissant dans ce genre de mondes, parce que moins de moyens et d'argent, on peut faire la faute de faire comme si c'était toujours comme avant. Et là, "malheureusement", les règles ont changé, "on" ne passe plus les mêmes éponges, "on" n'avale plus les couleuvres et "on" se rebelle d'avoir été pris pour un con pendant des années.
"On" fait payer. Mosley, Briatore, les soi-disant petits génies du volant. La F1, et sans doute le sport automobile dans son ensemble, est fragilisée dans le développement qu'elle s'était choisi (plus de cash, plus de circuits, plus de spectacle et moins de sport). Parce que la crise économico- financière est là. Parce qu'elle est peu (pas ?) en phase avec les considérations environnementales nécessaires aujourd'hui. Parce qu'elle est trop aseptisée et trop visiblement contrôlée. Criarde de passe-droits et de condescendance, voire d'indifférence, elle ne fait plus rêver que le coeur de passionnés, qui font certes encore patiner l'embrayage aux feux rouges, doublent à 132km sur l'autoroute, s'achètent des voitures rouges parce que Ferrari mais qui s'y retrouvent de moins en moins quand on leur siphonne leur ... essence.
Ca m'a fait du bien de voir Button et Brawn GP Champions du monde. Sans illusions mais de l'imprévu c'est au moins ça. Et de la fraîcheur pour respirer une autre odeur.
lundi 14 octobre 2013
Rugby Asset
lundi 7 octobre 2013
Le Classique et les modernes
lundi 30 septembre 2013
Surf illimité
Si
vous avez pour habitude estivale d'aller vous faire dorer la couenne sur les
plages basco-landaises, vous n'aurez
pas manqué de remarquer qu'année après année, elles se drapent de planches colorées au milieu des serviettes tandis que les écoles
de surf proposent initiations et ridicule garanti pour les centaines de primates
accédant, faisant passer les fronts de mer pour des baignoires d'enfants à l'heure
de concours maousses de canards en plastique. Le trop est l'ennemi du bien, en
l'occurrence il devient celui du bain.lundi 23 septembre 2013
Les Bleus dans les yeux
Les Bleus sont champions d’Europe et sans doute voient-ils la vie différemment aujourd’hui. Après un match où ils auront récité leur leçon par cœur sous la houlette de Tony the Best faisant passer le sponsor des lituaniens pour un oiseau de mauvaise augure, je retiendrais quand même l’exploit hispanique de la demi-finale. Car samedi matin, en tombant sur la Une de l’Equipe je prenais les yeux des Bleus dans la pupille et leurs visages d’enfants devant le sapin de Noël, et je me demandais déjà s’ils voyaient la vie différemment après leur incroyable victoire contre ceux qui ne contemplent pas les mêmes Pyrénées que nous.
A la mi-temps de ce défi, le poids des mots, au final, le choc de la photo ; pari et match gagné. On ne revient pas de nulle part sans attaquer de toutes parts, sans combattre l’inéluctable, sans refuser le censé de l’histoire. Après 10 défaites consécutives contre les toreros, qui feraient passer mes multiples échecs au Rubik's Cube pour des victoires de l’intelligence sur le plastique en couleur, les bleus ont renversé bien plus que le cours d’un match, ils ont modifié celui de leurs vies. Dorénavant ils sauront ce dont ils sont capables mais aussi que rien n’est jamais définitif, qu’il faut toujours se battre jusqu’à la muerte, et que le basket n’est pas un sport où Javier et Pedro gagnent toujours à la fin.
J’ai le sentiment de croire également, en sentant les poils de mes bras se hérisser devant ce cliché, ce qui m’arrive rarement sauf lorsque je croise madame Martin ma gardienne, probablement toujours en course pour le titre de championne du monde des femmes à barbe, qu’ils peuvent aussi changer le cours de notre vie. Au moins pour cette journée. Et tout à coup, j’ai l’impression que tout le monde autour de moi a vu la Une du quotidien sportif. Comment, sinon, comprendre que le boulanger jusque là aimable comme un pain dans la gueule ait ce sourire un peu ahuri que l’on ne rencontre habituellement qu’au cœur d'un orgasme venu de nulle part lui aussi ?
A l’heure d’Instagram qui transforme en Joconde potentielle le gros plan d’une quelconque progéniture ingrate, le cliché de l’Equipe nous a offert comme un cadeau de la vie, des kilogrammes d’instantané de bonheur pur. Et cela a suffit au mien, en ce matin de septembre et alors que n'ouvrant qu'à peine les yeux, je ne doutais plus dès lors qu’ils soient bleus, puisque je venais de voir l'envie différemment.




