Si
vous avez pour habitude estivale d'aller vous faire dorer la couenne sur les
plages basco-landaises, vous n'aurez
pas manqué de remarquer qu'année après année, elles se drapent de planches colorées au milieu des serviettes tandis que les écoles
de surf proposent initiations et ridicule garanti pour les centaines de primates
accédant, faisant passer les fronts de mer pour des baignoires d'enfants à l'heure
de concours maousses de canards en plastique. Le trop est l'ennemi du bien, en
l'occurrence il devient celui du bain.lundi 30 septembre 2013
Surf illimité
Si
vous avez pour habitude estivale d'aller vous faire dorer la couenne sur les
plages basco-landaises, vous n'aurez
pas manqué de remarquer qu'année après année, elles se drapent de planches colorées au milieu des serviettes tandis que les écoles
de surf proposent initiations et ridicule garanti pour les centaines de primates
accédant, faisant passer les fronts de mer pour des baignoires d'enfants à l'heure
de concours maousses de canards en plastique. Le trop est l'ennemi du bien, en
l'occurrence il devient celui du bain.lundi 23 septembre 2013
Les Bleus dans les yeux
Les Bleus sont champions d’Europe et sans doute voient-ils la vie différemment aujourd’hui. Après un match où ils auront récité leur leçon par cœur sous la houlette de Tony the Best faisant passer le sponsor des lituaniens pour un oiseau de mauvaise augure, je retiendrais quand même l’exploit hispanique de la demi-finale. Car samedi matin, en tombant sur la Une de l’Equipe je prenais les yeux des Bleus dans la pupille et leurs visages d’enfants devant le sapin de Noël, et je me demandais déjà s’ils voyaient la vie différemment après leur incroyable victoire contre ceux qui ne contemplent pas les mêmes Pyrénées que nous.
A la mi-temps de ce défi, le poids des mots, au final, le choc de la photo ; pari et match gagné. On ne revient pas de nulle part sans attaquer de toutes parts, sans combattre l’inéluctable, sans refuser le censé de l’histoire. Après 10 défaites consécutives contre les toreros, qui feraient passer mes multiples échecs au Rubik's Cube pour des victoires de l’intelligence sur le plastique en couleur, les bleus ont renversé bien plus que le cours d’un match, ils ont modifié celui de leurs vies. Dorénavant ils sauront ce dont ils sont capables mais aussi que rien n’est jamais définitif, qu’il faut toujours se battre jusqu’à la muerte, et que le basket n’est pas un sport où Javier et Pedro gagnent toujours à la fin.
J’ai le sentiment de croire également, en sentant les poils de mes bras se hérisser devant ce cliché, ce qui m’arrive rarement sauf lorsque je croise madame Martin ma gardienne, probablement toujours en course pour le titre de championne du monde des femmes à barbe, qu’ils peuvent aussi changer le cours de notre vie. Au moins pour cette journée. Et tout à coup, j’ai l’impression que tout le monde autour de moi a vu la Une du quotidien sportif. Comment, sinon, comprendre que le boulanger jusque là aimable comme un pain dans la gueule ait ce sourire un peu ahuri que l’on ne rencontre habituellement qu’au cœur d'un orgasme venu de nulle part lui aussi ?
A l’heure d’Instagram qui transforme en Joconde potentielle le gros plan d’une quelconque progéniture ingrate, le cliché de l’Equipe nous a offert comme un cadeau de la vie, des kilogrammes d’instantané de bonheur pur. Et cela a suffit au mien, en ce matin de septembre et alors que n'ouvrant qu'à peine les yeux, je ne doutais plus dès lors qu’ils soient bleus, puisque je venais de voir l'envie différemment.
dimanche 15 septembre 2013
Cris d'honneur
mercredi 9 décembre 2009
Homélie Mauresmo

C’est toujours pareil. Quand un sportif prend sa retraite on parle de « petite mort ». Si c’est un sportif célèbre, on en parle beaucoup. Si c’est dans une période creuse, on en parle trop.
Amélie Mauresmo est une sportive, célèbre, et elle vient d’annoncer l’arrêt de sa carrière au cœur d’une semaine sans événement sportif majeur. Mais ça fait moins d’effet que mon revers.Dommage. Quand on a le courage à 19 ans, dans un monde de conservateurs privilégiés et au milieu de sa première finale de Grand Chelem, de se mettre en danger en annonçant son homosexualité, quand on a le talent de se relever de plusieurs échecs, de devenir n°1 et de gagner Wimbledon, quand on a un réel amour du sport au milieu d’océans de dollars, quand on a eu tout cela, on mériterait plus d’hommages.
Mais bon, la parité n’est toujours pas ce qu’elle devrait être. Pourtant, la philosophe suisse Martina Hingis avait dit d’elle qu’elle était « à moitié homme ». Cette insulte crétine ne lui aura même pas servi à avoir la moitié de la reconnaissance qu’un tennisman français avec le quart de son palmarès aurait reçu.
Au lieu de ça, il nous faut supporter régulièrement les âneries d’Henri Leconte, con sultan pour France TV.
jeudi 3 décembre 2009
Chiens et phrasés 2

Les suisses ont dit « non » à la construction de minarets sur leur sol tandis que les journalistes sportifs votaient en masse pour Messi. Certains sont plus prophètes que d’autres hors de leur pays.
Tiger Woods demande pardon pour sa conduite ces derniers mois : « J'ai déçu ma famille et je regrette de tout mon coeur ces transgressions ». On savait que le Tigre n’était pas de papier, on sait maintenant qu’il n’est pas de bois non plus.
La première secrétaire du PS achève, ce mercredi, le Tour de France du projet du parti socialiste et l’on devine avec quel maillot. Le vert étant déjà enfilé par ailleurs, le jaune non attribuable avant 2012, reste celui à pois du meilleur grimpeur. Un bel encouragement.
Selon Noël Mamère, « si Greenpeace n'était pas intervenu (dans l’hémicycle aujourd’hui), on n'aurait pas parlé de Copenhague ». C’est comme les All Blacks. S’ils n’étaient pas venus, on n’aurait pas reparlé de la ligne Maginot.
Martin Hirsch n’aime pas les gros salaires et Henri Proglio à 1,6 million d’euros l’année ça ne lui plaît pas. On voit bien qu’il ne va jamais voir des matchs de foot.
dimanche 29 novembre 2009
Les Blacks effraient, l'Outrenoir soulage

Les Blacks sont passés par là et l’herbe du Vélodrome va avoir du mal à repousser. Parfois on boute les uns mais les autres reviennent, quelques mois plus tard, et avec eux la punition sévère, la fameuse fessée que d’aucune voudrait voir disparaître.
Les français venaient de battre les sud-africains, champions du monde en titre et vainqueurs du dernier Tri-nations. Les néo-zélandais venaient de récupérer le titre officieux de numéro 1 au classement actuel de l’International Rugby Board et sortaient vainqueurs de leur confrontation avec les Irlandais, sacrés lors du Tournoi des VI Nations. Il allait bien falloir décider qui était le chef et Marseille serait le juge de paix.
C’est toujours un bonheur de démontrer en terre de foot que l’on peut se confronter au plus profond des tripes, se violenter en règle, se malaxer en rythme, se rentrer dedans et se sortir dehors, puis se serrer la main et se féliciter. Il n’y a que le rugby pour offrir autant de fureur que de retenue, autant de défi que de respect, autant de fierté que d’humilité.
Les français et les néo-zélandais l’ont fait. Bien sûr les All Blacks ont été effrayants de vitesse, de maîtrise, de précision dans l’engagement total et l’organisation collective. Oui, ils avaient ce soir-là tous les talents et oui, même si les français sont mal rentrés dans leur match, ils ont déjoué car en face il y avait plus fort, plus vite, plus « oh ! ». Mais ce n’est pas l’important. L’important c’est un tel spectacle de si haut niveau à tous les niveaux, quelques jours après celui, pathétique, du Stade de France, les petits comptes d’apothicaires et les relents d’« A mort l’arbitre ! ».
Non, on ne vit pas QUE dans un monde de fous. Oui, le sport porte encore des valeurs et des espoirs. Il faut simplement savoir regarder un peu plus loin qu’un match, aussi important soit-il. Il y a toujours de la lumière derrière l’obscurité.
Entre deux grèves, Pierre Soulages expose en ce moment à Beaubourg. Dans sa biographie, on lit que cet homme cherche depuis plusieurs décennies à révéler « la réflexion de la lumière par les états de surface du noir. Cette lumière picturale naissant de la différence entre deux obscurités porte en elle un grand pouvoir d'émotion et de grandes possibilités de développement, on l'appellera plus tard "noir-lumière" et "outrenoir" ». Voilà, c’est ça. En quelques jours nous avons pu confronter deux obscurités, l’une dérangeante et l’autre si vivifiante. Et de cette émotion, peut-être pouvons-nous penser que nous avons pu voir une lumière, derrière les Blacks. A l’Equipe de France maintenant, de la suivre jusque chez eux en 2011.
mercredi 25 novembre 2009
Chiens et phrasés

Le nouveau patron d’Electricité De France exclut toute prise de participation dans Areva tandis que celui de l’Equipe De France en envisagerait une importante dans Arena. Ainsi, Raymond bâche l’eau.
Un homme a tenté ce jour de quitter le continent africain pour rejoindre l’Espagne par la voie des airs. Il s’est malheureusement retrouvé à l’eau ne pouvant atteindre la terre promise. Encore un drame du sponsoring sportif.
L’idée de la vidéo avance. J’ai lu que Nicolas Sarkozy voulait tripler le nombre de caméras en France. Il y en aurait mille de plus sur Paris. Espérons qu’ils en mettront une ou deux au Stade de France.
La pédiatro-députée Edwige Antier, a l’intention de déposer un projet de loi pour interdire la fessée. 8 français sur 10 sont contre alors que seulement 6 sur 10 ne font pas confiance à Domenech. Comme quoi, il y a des fessées qui se perdent.
Tandis que la Grippe A H1N1 ferme les écoles scolaires, on espère de tout coeur que le Fils A Jo remplira celles de rugby.
Brice Hortefeux veut faire payer les clubs pour les moyens publics de sécurisation mis en place autour des matchs. Le monde du football est inquiet. Celui du rugby a d’ores et déjà décidé de doubler le nombre de buvettes.

